LA FORMATION DE L'IMAGE

 

PLAN DE LA PAGE :

 

 

INTRODUCTION 

 

Nous avons vu dans les chapitres précédents les propriétés physico-chimiques puis les propriétés optiques et géométriques de l’image.

 

Avant d’aller plus loin il est nécessaire de les résumer dans ce chapitre car toute théorie sur la formation de l’image doit être compatible avec ces propriétés.

 

1) Superficialité : la coloration jaune sépia à l’origine de l’image réside uniquement sur la surface des fibres les plus externes des fils. De plus la coloration ne pénètre pas à l’intérieur des fibres colorées (la médulla est incolore) et se laisse détacher de celles-ci à certains endroits par les rubans adhésifs : elle ne semble pas concerner la cellulose elle-même mais une fine couche recouvrant intimement les fibres.

 

2) Double superficialité : il nous faut maintenant parler de cette découverte récente et capitale qui n’a pas été abordée jusqu’ici. En avril 2004 la revue scientifique Journal of Optics rapportait les observations d’une équipe italienne portant sur la face postérieure, jusqu’ici cachée, du suaire. En 1978, l’équipe du STURP avait aussi eu accès brièvement à cette face (en décousant une partie du tissu de Hollande qui la cache) grâce à une vision directe et des endoscopes. Ils avaient pu remarquer que les taches de sang traversaient le tissu mais que l’image n’apparaissait pas sur cette face.

Grâce à un scanner à haute résolution, à des photos de haute qualité de l'envers prises en 2002 et à divers procédés de traitement d’image, l’équipe italienne pense avoir démontré la présence d’une image extrêmement estompée, invisible à l’œil nu, mais uniquement au niveau du visage et peut-être des mains. En d’autres termes, à ces endroits, l’image a traversé le suaire mais sans laisser de trace dans l’épaisseur du suaire.

 

L'étude approfondie de cette découverte est maintenant disponible au chapitre "Double superficialité" (MISE A JOUR DU 22 MAI 2005)

 

3) Discontinuité : dans la zone image des fibres colorées côtoient des fibres non colorées. La plus ou moins grande intensité de la coloration ne provient pas d’un changement de la couleur elle-même (monochromie) mais d’une variation du nombre de fibres colorées par unité de surface.

 

4) Négatif : l’image vue à l’œil nu se comporte comme un négatif photographique : le négatif photographique de cette image est un « positif » en ce sens qu’il montre un réalisme, un niveau de détails, ainsi qu’une profondeur que ne montre pas le linceul vu à l’œil nu.

 

5) Non distorsion : l’aspect et les dimensions des différentes parties du corps représenté sont totalement réalistes, sans déformation.

 

6) Absence d' effet de lumière : les différences entre les zones sombres et claires de l’image donnant l’effet de profondeur ne sont pas produites par la technique classique d’ombre et de lumière. Le sujet de l’image ne semble pas avoir été éclairé par une source de lumière extérieure. Tout se passe comme si la source de l’image était le sujet représenté lui-même.

 

7) Isotropie : aucune trace d’une direction préférentielle trahissant le mouvement d’un pinceau n’est décelable.

 

8) Tri-dimensionnalité : la densité de la coloration en une zone de l’image est fonction de la distance séparant le corps (ou l’objet en relief qui le représente) du linceul. L’image en relief obtenue à partir de cette loi montre très peu de déformations  (liées aux limites de la technique et aux reliefs du support).

 

9) Haute résolution : l’étude détaillée du négatif photographique montre des détails de très petite dimension avec un niveau de précision très important. La résolution (capacité de distinguer 2 points très rapprochés) est étonnante.

 

10) Projection : la non-distorsion, l’absence de source de lumière externe repérable dans la représentation, la tri-dimensionnalité et la haute résolution, ainsi que le fait que l’image obéit aux lois de la projection et de la perspective aboutit à l’hypothèse suivante : tout se passe comme si le corps ou l’objet qui en tient lieu s’était  projeté verticalement à très courte distance et sur une surface (le suaire) elle-même quasiment plate.

 

Nous verrons que tenir ensemble toutes ces propriétés est extrêmement difficile et que le problème ne semble pas encore vraiment résolu.

 

De très nombreuses théories de formation de l’image, dans des cadres explicatifs très différents, ont été émises.

Nous ne pouvons pas les passer toutes en revue.

Nous allons cependant voir en détail les principales à savoir celles qui semblent les plus représentatives et/ou qui font encore l’objet de débats.

 

 

 

LE MODELE DE L’IMAGE PAR LA TECHNIQUE DE TRANSFERT DE POUDRE :

 

1) SOURCES:

 

« Image Formation and the Shroud of Turin » Emily A. Craig and Randall R.Bresee -1994

« Alice In Wonderland and the Shroud of Turin » Isabel Piczek -1996

« Comments from Previous Years – 1996-2000 » shroud.com

 

 

2) DESCRIPTION DE LA TECHNIQUE :

 

Ce modèle fut développé par Craig et Bresee et parut dans le « Journal of Imaging Science and Technology » en 1994.

Il se place clairement dans l’hypothèse de l’œuvre médiévale à partir des travaux de Mc Crone que nous avons vus précédemment.

La substance de l’image serait donc constituée de poudre d’oxyde de fer et de collagène mais la technique de mise en œuvre diffère considérablement d’une peinture classique. Il s’agit ici d’une technique proche de celle utilisée depuis longtemps par les illustrateurs, en particulier dans les dessins anatomiques.

 

La technique est la suivante :

- on prépare une fine poudre d’un mélange de collagène et d’oxyde de fer

- sur un papier type papier journal (mais n’importe quelle surface lisse et légèrement poreuse disponible au Moyen-Age ferait l’affaire) on applique cette poudre monochromatique avec une fine brosse en répétant les mouvements selon des angles variables. On dessine directement en négatif c'est-à-dire simplement en inversant les valeurs claires/sombres de ce que l’on observe sur le modèle. De plus pour tenter d’obtenir un effet tri-dimensionnel, on met plus de poudre sur les zones en relief pour les rendre plus sombres (puisque c’est un négatif) et moins de poudre sur les zones en creux.

- on applique ensuite ce « dessin » sur une surface de lin ce qui permet d’obtenir la même image, toujours en négatif, mais beaucoup moins visible.

- finalement on expose le lin à de la vapeur d’eau afin de liquéfier le collagène en une fine couche permettant de fixer le pigment d’oxyde de fer à la cellulose du lin.

 

3) RESULTATS :

 

- les photographies présentées par les auteurs montrent un visage ressemblant à ce qui est observé sur l’image du suaire. Le négatif montre aussi un effet de netteté et de profondeur proche du négatif photographique de l’image du suaire.

- les fibres colorées sont superficielles, les différences de coloration sont en rapport avec la densité de fibres colorées par rapport aux fibres non colorées (NB : ce fait n’est pas mentionné dans l’article princeps mais affirmé, sans démonstration, ailleurs).

- avec les techniques de représentation tri-dimensionnelles informatisées traduisant en « hauteur » les différences de coloration on obtient un effet de relief. Cependant le résultat obtenu sur le lin est à peine visible (beaucoup moins que ce qui est obtenu avec le linceul) en raison, d’après les auteurs, de la perte du signal (peu de poudre transférée) et du bruit de fond du lin. L’important est qu’il ne semble pas y avoir de déformation.

 

 

 

  

- la conclusion des auteurs est la suivante :

 

 puisque :

 

 a) les éléments matériels étaient disponibles au Moyen-Age

 b) les éléments intellectuels l’étaient aussi (les auteurs citent les grottes de Lascaux qui contiendraient des dessins utilisant des techniques de transfert de poudre, jusqu’à des livres du 12ème et 14ème siècle décrivant les techniques de dessin)

 c) et qu’ils ont réussi à reproduire les principales caractéristiques de l’image du suaire

 

alors le problème de l’image du suaire est résolu.

 

 

4) CRITIQUES :

 

- la théorie présentée ici s’appuie sur l’hypothèse de l’application de pigments sur le linceul. Cette hypothèse n’est pas en accord avec les faits 

 

- aucune photo à fort agrandissement n’est apportée au dossier pour démontrer la ressemblance entre leur production et le suaire, au niveau des fils

 

- aucune étude microscopique n’est faite en comparaison avec les observations sur les fibres image du suaire (médulla non colorée etc.) pas plus que des études spectroscopiques, microchimiques etc. permettant la comparaison avec les données de 1978.

 

- La question du sang n’est pas abordée (mettre du sang sur le lin avant l’image et selon une configuration anatomique correspondant parfaitement au dessin que l’on va transférer ensuite ne semble pas être un problème pour les auteurs ! )

 

- Les critiques émises par Isabel Piczek, experte en peinture figurative et histoire de l’art sont aussi à prendre en considération : le point important de l’hypothèse présentée par Craig est le fait que tout part d'un dessin.

Si on veut obtenir ce que l'on voit sur le suaire, il faut commencer par dessiner à l'échelle 1/1 un homme en entier face antérieure et postérieure (pas seulement un visage comme Craig, pas une composition car l'image est continue), de façon totalement  réaliste et en négatif.

Piczek affirme que :

- se fondant sur sa propre expérience (experte et lauréat de grands prix internationaux en dessin figuratif) un tel dessin est irréalisable aujourd'hui encore

- ce type de dessin figuratif, hyperréaliste, était inconnu au Moyen-Age de même que les connaissances anatomiques et physiologiques nécessaires.

- l'art du portrait suit un développement historique bien connu, débutant au 14ème siècle mais devenant d'un réalisme suffisant dans la 2ème moitié du 17ème siècle seulement. Le dessin initial, comme l'image du suaire, ressemble à un pastel dont la technique remonte à 2 siècles à peine.

- les références des auteurs aux grottes de Lascaux (il ne s'agissait pas de négatif) comme  aux livres de technique picturales disponibles au Moyen-Age (aucune technique ressemblant à celle décrite par les auteurs n'y est mentionnée) ne sont pas valables.

 

5) CONCLUSION :

 

Dans l'hypothèse où l'image du suaire serait la production d'un artiste du Moyen-Age, il faut reconnaître que la technique présentée ici est probablement la plus convaincante si l'on en croit les photos. Elle semble bien reproduire en effet beaucoup des propriétés optiques de l'image du suaire, y compris les plus difficiles à comprendre (négativité, non directionnalité du trait, absence d’effet de lumière, superficialité et, dans une moindre mesure, tri-dimensionnalité).

 

Néanmoins la preuve n'est pas faite, loin s'en faut, de l'utilisation de cette technique pour fabriquer l'image du suaire comme le montrent les critiques développées plus haut.

Les arguments basés sur l'histoire de l'art (Craig, malgré ce qu'il affirme, n'apporte aucune preuve de l'utilisation de sa technique au Moyen-Age), comme les difficultés techniques pratiques de réalisation semblent incontournables.

La question du sang n’est pas sérieusement abordée.

 

Cette théorie, dans sa visée (expliquer la formation de l'image) ressemble manifestement à une théorie ad hoc, c'est à dire qu'elle est construite pour démontrer ce qu'elle veut démontrer.

Par exemple : dessiner en négatif (pourquoi, sinon pour faire apparaître le positif sur les négatifs photographiques comme pour le suaire ?), passer et repasser la brosse pour faire disparaître toute directionnalité du dessin (contrairement à tout dessin ou peinture spontanés, naturels)  pour obtenir ce que l’on observe sur le suaire, insister sur certaines zones pour obtenir un effet de tri-dimensionnalité etc.

 

Procédant manifestement par essais et erreurs jusqu'à parvenir au résultat souhaitable, ils utilisent pour contrôler leur résultat des moyens modernes (photographie etc.) qui, ne l'oublions pas, n'étaient pas disponibles au Moyen-Age...un artiste de cette époque aurait eu beaucoup de chance s'il était parvenu à ce résultat du premier coup sans ces moyens de contrôle !

 

Enfin, et c’est une remarque générale valable pour d’autres théories, ce n'est pas parce que des outils sont disponibles à une époque donnée qu'ils furent utilisés de la façon dont nous les utiliserions aujourd'hui.

Comme le fait remarquer quelqu'un avec humour il y a peu de chance de trouver dans une tombe égyptienne un portrait de Marilyn Monroe ressemblant à celui fait au 20ème siècle par Andy Warhol et pourtant la "science dure" peut nous affirmer que les anciens Egyptiens possédaient tous les outils nécessaires (pigments, support etc.) : l'étude du suaire comme objet archéologique doit tenir compte de toutes les données du débat, y compris celles apportées par les sciences humaines sous peine de commettre de graves contresens.

 

En conclusion, l'hypothèse de la technique de transfert de poudre, replacée dans le contexte général de l'étude du suaire, n'est pas convaincante.

Comme elle nécessite la présence de pigments et liants qui n'existent pas sur le suaire elle doit être rejetée.

 

 

 

LA THEORIE DE LA PROTOPHOTOGRAPHIE :

 

1) SOURCES :

 

 

 

2) DESCRIPTION DE LA TECHNIQUE :

 

Au début des années 90 une série d’expérimentations fut menée par Allen et d’autres chercheurs pour tenter de reproduire une image ayant les caractéristiques de celle du suaire.

L’hypothèse était que l’image, ressemblant si fortement à un négatif photographique pouvait en être réellement un et avoir été produite au Moyen-Age (cette théorie accepte les résultats de la datation au carbone 14) avec des moyens disponibles à cette époque.

 

- un corps est suspendu verticalement et exposé un certain nombre de jours à la lumière directe du soleil le matin et l’après-midi.

- le sujet est placé devant un dispositif appelé camera obscura : une pièce sombre avec, d’un côté le tissu de lin et de l’autre, face au sujet, une simple lentille de quartz biconvexe. Le lin a été préalablement traité par une solution de nitrate d’argent diluée à 0,5%. Les photons issus du corps éclairé sont alors focalisés par la lentille sur le tissu. Le processus est répété pour obtenir l’image de la face dorsale.

- Il apparaît alors une image en négatif brun-sépia

- le lin est ensuite brièvement lavé avec une solution d’ammoniaque dans le but de le nettoyer du nitrate d’argent.

 

3) RESULTATS :

 

- Les photographies présentées montrent une image ressemblant à celle du suaire : en négatif (les détails sont bien visibles sur les négatifs photographiques avec un certain effet de relief), de coloration identique.

 

 

 

- le nitrate d’argent utilisé n’est pas retrouvé par les analyses spectrométriques, comme sur le suaire

- la coloration n’est retrouvée que sur les fibrilles les plus superficielles

- elle semble résulter d’une oxydation/déshydratation des fibres de cellulose.

 

4) CRITIQUES ET CONCLUSION :

 

- Bien que la camera obscura et les lentilles ont effectivement existé au Moyen-Age, il n’existe aucun exemple connu de « proto-photographie » avant l’apparition de la photographie au 19ème siècle dans l’histoire de l’art ou de la photographie. Il s’agirait donc, encore une fois, d’une œuvre géniale sans antécédent ni successeur, ne s’inscrivant dans aucune lignée, cas unique dans l’histoire connue.

- Même de nos jours, avec les techniques modernes de photographie et de traitement d’image par ordinateur il est extrêmement difficile à un expert de reproduire toutes les caractéristiques si particulières de l’image du linceul.

- Même si la technique employée reproduit certaines caractéristiques du suaire, elle ne les reproduit pas toutes et en particulier :

- l’absence d’effets de lumière sur le suaire : l’observation attentive des photos d’Allen montre une directionnalité de la lumière qui n’existe pas sur le suaire. Allen répond que, dans son hypothèse, le sujet a du être exposé à une lumière frontale, de face, ce qui limite les ombres portées. En réalité, cela n’est pas possible comme le montre la zone sombre située au dessus des mains sur le suaire qui aurait due être claire en cas d’illumination frontale.

De façon générale les spécialistes s’accordent pour confirmer l’absence de directionnalité de la lumière sur le suaire, ce qui, en soi, élimine tout processus de formation de l’image faisant appel à une source de lumière extérieure : tout se passe comme si, répétons le, la source était le corps lui-même.

 

 

 

- la tri-dimensionnalité : Allen ne semble apporter aucune preuve d’un codage tri-dimensionnel des images qu’il obtient. A vrai dire, dans l’article cité, cette notion, essentielle dans l’image du suaire, n’est pas évoquée.

C’est cette tri-dimensionnalité qui explique la zone sombre située au dessus des mains croisées qui est évoquée plus haut (le suaire étant à trop grande distance de la partie du corps en question, puisque, surélevé au contact des mains, il n’est pas « impressionné ») et non pas un effet d’ombre portée comme Allen le prétend.

 

En conclusion, la théorie de la proto-photographie d’Allen ne peut pas être retenue pour de nombreuses raisons mais elle a pour nous l’avantage de démontrer clairement par l’exemple un point capital concernant le processus de formation de l’image : elle ne peut pas avoir été créée à partir d’une source de lumière extérieure, comme le démontrent clairement ses propriétés uniques de non-directionnalité de la lumière et de tri-dimensionnalité.

 

La cause de l’image est donc le corps lui-même (ou l’objet qui en tient lieu).

Quel est donc l’agent émis par le corps qui a pu « impressionner » de cette façon si particulière le suaire ?

Il n’est pas très étonnant que beaucoup se soient intéressés aux théories des « radiations » qui auraient pu être émises par le corps.

 

 

 

LES THEORIES DES RADIATIONS :

 

 

1) SOURCES :

 

 

2) RESUME :

 

A la suite des travaux du STURP et pour expliquer les caractéristiques optiques et géométriques de l’image du suaire, certains auteurs ont développé, depuis longtemps, des théories « non conventionnelles » basées sur l’émission de radiations par le corps de Jésus au moment de la Résurrection.

Comme, à l’évidence, ces théories sont hors du champ habituel de la science, nous ne ferons que les effleurer ici parce qu’elles tiennent, qu’on le regrette ou non, une place importante dans l’histoire de la recherche sur le suaire.

 

La synthèse la plus complète et récente a été élaborée par Antonacci dans son livre « The Resurrection of the Shroud » paru en 2000 au Etats-Unis.

S’appuyant sur des travaux antérieurs de Jean-Baptiste Rinaudo, Kitty Little, Mario Moroni et coll., ainsi que sur un modèle de Jackson, il formule l’hypothèse suivante :

- le corps de Jésus se « dématérialise », émettant une faible quantité de particules chargées (protons, particules alpha, deutérons etc.) et de particules non chargées (neutrons etc.).

- le linceul tombe alors et entre en contact avec le champ de particules chargées. Du fait de la direction verticale de la chute du suaire sous l’effet de la pesanteur, l’effet de l’interaction donne une dimension verticale à l’image.

- les parties initialement en contact avec le corps reçoivent le plus de particules, celles qui en étaient éloignées en reçoivent le moins : ceci pourrait expliquer la tri-dimensionnalité de l’image.

- l’énergie et la quantité des particules étant minimes il n’y a pas d’explosion et l’image ne se révèle que plus tard (image latente) comme le montrent certaines expérimentations.

- ces mécanismes permettraient aussi d’expliquer le négatif et la haute résolution de l’image, ainsi que la totalité des faits comme les taches de sang (qui, selon l’auteur, ne peuvent s’expliquer par le simple contact) etc.

 

L’essentiel des données repose sur les travaux d’un chercheur français biophysicien, Jean-Baptiste Rinaudo qui a démontré que :

- l’irradiation d’un tissu de lin par des protons reproduisait les principales caractéristiques physico-chimiques de l’image du suaire : coloration jaunâtre des fibres par création de groupes carbonyles conjugués, superficialité (les protons sont des particules ionisantes à faible pénétration) et caractère friable des fibres colorées. La très faible diffusion des protons (contrairement aux neutrons) explique pourquoi ils n’impressionnent pas l’ensemble du linceul mais seulement les parties très proches du corps d’où la formation de l’image.

- selon des expériences de Rinaudo et Moroni, que nous ne détaillerons pas, l’irradiation d’échantillons de lin ancien, parfaitement datés par radiocarbone et les données historiques,  par des protons et des neutrons produit un rajeunissement apparent de l’âge radio-carbone en créant du Carbone 14 à partir de l’azote 14 (N14) et du Carbone 13 (C13). Ce nouveau Carbone 14 s’intègre suffisamment au tissu pour ne pas être éliminé par les procédures de pré-traitement des échantillons identiques à celles utilisées pour la datation au carbone 14 de 1988. Mieux encore : le rajeunissement de tous les échantillons traités est de 1120 à 1390 ans, ce qui correspond en gros à ce que donnait la datation de 1988 : le suaire serait donc rajeuni d’autant ce qui le daterait possiblement du premier siècle, sous l’hypothèse d’une telle irradiation.

 

En résumé la « dématérialisation » du corps, aurait fourni, sur une très courte distance et avec une très faible pénétration des protons à l’origine de l’image et, sur une grande distance des neutrons à l’origine du rajeunissement de l’âge apparent du suaire déterminé par le Carbone 14.

 

3) CRITIQUES ET CONCLUSION :

 

Les articles cités dans les sources intègrent un certain nombre de critiques de Rogers concernant la physique mise en jeu dans les théories des radiations et les réponses des intéressés.

Ces critiques portent essentiellement sur les effets attendus des radiations sur la structure physico-chimique des fibres de lin.

- la pénétration des protons (et indirectement des neutrons) laisse des « traces » dans les fibres de lin en interagissant avec les molécules de cellulose. Ces traces, détectables au microscope à polarisation, ne sont pas davantage décelées dans la zone image que dans la zone non-image.

 

 

 

- pour atteindre et colorer la face opposée de la fibre, une particule doit traverser la fibre : il est très peu probable dans ce cas que le centre de la fibre, la médulla, reste incolore comme on l’observe sur le suaire. Notons que cette critique reste vrai si l’image est portée par une couche d’impuretés en surface des fibres plutôt que par la cellulose elle-même.

 

Le plus important est la « philosophie » sous-jacente : est-ce de la science ou non ? Les auteurs affirment que oui, Rogers parle de « pseudo-science » ou de « science orientée ».

Il est vrai, comme l’affirme Rogers, que ce genre de théorie n’est pas de celles que l’on retrouve dans les revues scientifiques avec comité de lecture.

Formellement et superficiellement la démarche suivie et les outils ressemblent à de la « vraie » science :

- données initiales : les propriétés spécifiques de l’image du suaire

- hypothèses pouvant a priori répondre de ces données : la théorie présentée

- expérimentations : les expériences de Rinaudo en particulier venant à l’appui de son hypothèse.

- prédictions : à partir de la théorie des prédictions peuvent être faites et testées. Antonacci  développe un certain nombre de prédictions sur des produits que l’on devrait trouver sur le linceul si son hypothèse était vraie. Ces prédictions n’ont pas pu être faites jusqu’à présent faute d’échantillons disponibles.

 

Cependant on peut faire un certain nombre de remarques :

-  Il est bien évident que ces théories ne s’intègrent pas dans la science classique du seul fait qu’elles mettent en œuvre un événement du passé unique et violant les lois habituelles de la nature : la dématérialisation d’un cadavre ; Ceci ne veut pas dire que l’événement n’a pas eu lieu mais la science classique n’a pas été conçue pour cela.

- Les théories présentées sont d’un type connu (le concordisme) qui cherche à réconcilier à tout prix la réalité matérielle et les récits religieux, alors qu’il s’agit de 2 « ordres de réalité » différents. Ceci aboutit à un mélange des genres totalement non scientifique.

 

Deux exemples parlants tirés de Antonacci :

selon lui la désintégration du corps a du être à l’origine d’une onde de choc dans le tombeau (et non pas d’une explosion) qui pourrait correspondre au tremblement de terre cité dans l’évangile de Matthieu (Mt 27 51). Or, outre le fait que le tremblement de terre en question a lieu, selon l’évangéliste, au moment de la mort de Jésus et non pas de sa résurrection, il s’accompagne d’autres signes (le rideau du temple se déchira en deux, des morts ressuscitèrent) qui sont manifestement d’ordre symbolique et non pas matériel. L’auteur n’affirme pas formellement cela, mais le seul fait qu’il en parle ainsi dans son article montre assez clairement dans quel cadre il se situe.

Le deuxième exemple du type de raisonnement employé est le suivant : suivant la science classique, la désintégration (transformation en énergie de la matière) d’une masse comme celle d’un corps humain libèrerait une énergie nucléaire (E=m.c2) capable de raser toute la Terre Sainte comme le dit Rogers.

Comme cela ne s’est pas produit, Antonacci, ne sachant quoi faire de ce corps, fait appel à Einstein, aux trous noirs, aux « voyages dans l’espace-temps » en dehors du domaine de validité de ces concepts, d’ailleurs pour l’instant tout à fait théoriques. Les apparitions et disparitions du Christ ressucité pourraient aussi, selon lui, faire appel aux mêmes concepts.

 

En bref, il est clair que les théories des radiations présentées s’appuient sur un mélange d’expérimentations et de constatations  physiques réelles avec des concepts provenant des domaines religieux (en ignorant totalement leurs fondements propres, leur sens réel c'est-à-dire spirituel et symbolique) et de physique théorique encore très débattus.

 

On peut donc qualifier ces théories de la radiation, telles qu’elles nous sont présentées, comme de la pseudo-science.

 

 

RETOUR SUR LA PHYSICO-CHIMIE DE L’IMAGE :

 

1) SOURCES :

 

« Frequently Asked Questions (FAQs) »  Raymond N.Rogers-2004

« Scientific Method applied to the Shroud of Turin-A Review »  Raymond N.Rogers and Anna Arnoldi-2002

 

2) LES CONDITIONS PHYSICO-CHIMIQUES DE LA PRODUCTION DE L’IMAGE :

 

Les théories présentées ci-dessus ne sont que des exemples parmi beaucoup d'autres.

Aucune des hypothèses présentées depuis des décennies par des dizaines de chercheurs et autres ne sont convaincantes.

Aucune n'est capable de rendre compte de l'ensemble des faits observés.

Il est donc nécessaire, pour essayer de comprendre la formation de l'image, de repartir des certitudes que nous avons maintenant sur la nature chimique de l'image et de nous demander quel processus a pu induire la réaction chimique en cause.

 

Rogers, chimiste retraité des Los Alamos Laboratories et coordinateur des études chimiques du STURP en 1978, a été à l’origine des recherches les plus fécondes de ces dernières années, sur des échantillons en sa possession, et ce sont ses travaux sur ce thème que nous développerons ici.

 

Le point de départ est le suivant : du point de vue de la chimie l'image résulte d'une déshydratation oxydative d'un mélange d'hydrates de carbone avec formation de complexes carbonyle à double liaison. Cette réaction se produit au sein d'une couche ultra-fine d'impuretés situées sur l'extrême surface du tissu. 

 

Il n’existe que 2 façons d’obtenir cette réaction :

- le chauffage (caramélisation)

- des réactions chimiques.

 

a) Le chauffage :

 

- Au-delà de 275 à 300°C. :  il ne peut pas être en cause dans la formation de l'image : en effet il a été démontré que la structure cristalline des fibres de cellulose commence à se désorganiser à partir de ces températures.

 

Le processus est le suivant : le chauffage au-delà de ces températures produit une déshydratation (élimination de l’eau) avec rupture des liaisons chimiques et apparitions de radicaux libres de carbone, très réactifs. Ceux-ci se lient immédiatement aux atomes adjacents (les chaînes de cellulose) en formant des « ponts ». Il en résulte une désorganisation progressive des chaînes de polymères de glucose formant la cellulose et une dégradation de l’ordre caractéristique de la structure cristalline de la cellulose normale. Ceci peut s’observer grâce au microscope à polarisation : les zones touchées perdent leur bi-réfringence.

 

Or les fibres de la zone image sont identiques à celles de la zone non-image pour cette propriété (elles ne montrent, les unes et les autres, que l’effet normal du vieillissement du lin) : l’image ne peut pas résulter d’un chauffage au-delà de 275 à 300°C.

 

- A basse température (bien au-dessous de 100°C.) : il doit aussi être exclu car il faudrait un temps beaucoup trop long (en années) pour produire l'image.

 

- Autour de 100°C. et plus : dans ce cas, en théorie, la réaction peut se produire en un temps raisonnable entraînant la coloration de la couche d'impuretées sans modification de la cellulose elle-même comme sur le suaire. D'un strict point de vue chimique, selon Rogers, cette hypothèse peut et doit être testée.

Néanmoins, en dehors du domaine de la physico-chimie, cette théorie nécessite un grand nombre d'autres présupposés peu vraisemblables que nous développerons dans le chapitre Synthèse.

 

b) Une réaction chimique :

 

Rogers a donc cherché, et trouvé, un type de réaction chimique sans dégagement de chaleur compatible avec ces données : les réactions dites "de Maillard".

 

 

UN CANDIDAT SERIEUX : LA « REACTION DE MAILLARD » :

 

 

1) SOURCE :

 

2) LA REACTION DE MAILLARD :

 

Il s’agit d’un ensemble de réactions très complexes mettant en jeu d’une part des hydrates de carbone, d’autre part des groupes amines (-NH2). Ces réactions surviennent à des températures beaucoup plus basses que la caramélisation. Elles aboutissent, en plusieurs étapes, à la production de nombreux composés polymériques avec doubles liaisons, de couleur brune : les mélanoidines.

Beaucoup des produits finaux sont identiques à ceux obtenus par chauffage.

 

Il faut donc 2 sources de réactifs :

- pour les sucres : la couche d’impuretés à la surface des fibres

- pour les amines : ce pourrait être le corps recouvert par le suaire.

 

En effet on sait qu’un cadavre en voie de décomposition émet, entre autres, d’une part de l’ammoniaque, d’autre part des molécules lourdes appelées putrescine (1,4-diaminobutane) et cadavérine (1,5-diaminopentane).

- l’ammoniaque diffuse très précocement à partir des poumons par la bouche et le nez et pourrait expliquer l’intensité plus élevée de la coloration, notée par certains, dans les régions du visage proches de ces orifices (moustache, barbe).

- putrescine et cadavérine diffusent sur une distance de quelques centimètres à travers les pores de la peau.

 

L’apparition de ces composés dépend de nombreux facteurs (chaleur, humidité) mais elle est précoce, en quelques heures seulement. Elle ne traduit pas une décomposition avancée du corps. Ceci est compatible avec l’absence de toute trace de liquide de décomposition sur le suaire, ce qui montre que le corps n’est pas resté plus de 30 heures environ dans le linceul.

 

L’apparition de la coloration par la réaction de Maillard dépend du taux de réactions entre réactifs qui lui-même est fonction du pH (acidité) et de la température du milieu. Plus la température augmente plus le taux de réaction est rapide et donc l’apparition de la coloration. Néanmoins cette réaction peut se développer lentement à température ambiante avec des composés sucrés moins stables que la cellulose comme les impuretés formées de sucres simples

 

Rogers peut maintenant proposer la théorie suivante pour la formation de l’image :

 

3) LA FORMATION DE L’IMAGE SELON LA THEORIE DE ROGERS :

 

Rogers fait intervenir dans sa théorie des considérations historiques concernant les méthodes de fabrication du lin et la réaction de Maillard décrite ci-dessus.

 

- le lin est fabriqué selon les méthodes décrites dans Pline l’Ancien (pour mémoire voir ici) qui furent utilisées dans l’antiquité et jusqu’à la fin du 13ème siècle.

- il en résulte qu’au moment du séchage du vêtement final, celui-ci contient en solution de nombreuses impuretés provenant des différentes phases de la fabrication : du végétal lui-même, de l’amidon déposé sur les fils de chaîne pour faciliter le tissage, de la saponaire (savon végétal mis en solution et utilisé pour laver le tissu ; il s’hydrolyse en produisant des sucres comme le galactose et le glucose).

- le tissu est mis à sécher au soleil en plein air et l’eau qu’il contient s’évapore à la surface du tissu, entraînant avec elle les impuretés. Celles-ci se retrouvent donc concentrées en surface du tissu, formant une fine couche collée à la surface des fibres, et sur les 2 faces. En effet l’évaporation-concentration se produit sur les 2 faces du tissu expliquant ainsi la double-superficialité.

 

- le tissu enveloppe de façon rapprochée le corps d’un homme mort dont la décomposition commence en quelques heures et qui produit de l’ammoniaque et des amines lourds que nous avons vus plus haut. Ceux-ci diffusent, pénètrent dans le tissu poreux et la réaction de Maillard a lieu uniquement au niveau des 2 couches d’impuretés sur les 2 faces du tissu : la coloration est superficielle sans coloration à l’intérieur du tissu.(A noter que s'il n'y a pas d'image sur l'autre face du tissu, cela n'enlève rien à la validité de la démonstration).

- l’ammoniaque renforce les réactions et la coloration dans les régions où il est concentré : près de la bouche et du nez  où il est émis : l'image montre ce renforcement.

 

- le taux de réactions, et donc la densité de coloration, dépend de nombreux facteurs dont :

  1. la distance corps/suaire : la quantité d’amines lourds issus du corps et atteignant le tissu est plus faible là où le tissu est loin du corps.
  2. d’autres facteurs possibles comme un gradient de température pourraient avoir joué un rôle important. En effet le taux de réaction s’accroît considérablement pour de petites augmentations de température (de 37°C.à 40°C. comme peut l’être la température du cadavre d’un homme mort de coup de chaleur et/ou déshydratation). Au contact du corps la température du lin s’accroît mais décroît très vite à quelques millimètres car ce tissu conduit mal la chaleur. Ainsi le taux de réaction pouvant être très précisément variable d’un point à l’autre pourrait expliquer la haute résolution de l’image du suaire.
  3. Selon Rogers, il est probable qu'une combinaison de facteurs pourrait expliquer la distribution des taux de réaction de Maillard d’un point à l’autre du tissu et peut-être les propriétés très particulières de l’image (tri-dimensionnalité, haute résolution etc.).

- Puis le corps est enlevé ou « disparaît » du suaire avant une décomposition plus complète.

- Enfin l’image se développe progressivement avec le temps.

 

Rogers a procédé à un certain nombre d’expérimentations pour étayer sa théorie.

 

4) EXPERIMENTATIONS :

 

Rogers a mis en œuvre des expériences à partir de son modèle pour vérifier qu’il obtenait les caractéristiques de ce que l’on observe sur le suaire.

 

Utilisant des tissus de lin fabriqués selon les méthodes anciennes décrites par Pline l’Ancien, il démontre que :

 

- on observe bien le développement d’une coloration jaune-brun par réaction de Maillard entre des sucres provenant de la saponaire et l’ammoniaque

 

 

- que la coloration se retrouve sur les 2 faces de la surface, sans coloration des fibres intermédiaires (double superficialité)

- que seules les fibres de surface sont colorées

- qu’au microscope seul le pourtour des fibres est coloré (la médulla reste incolore) et que la couleur jaune doré est identique à celle visible sur les fibres du suaire.

 

Au total, l'hypothèse de la réaction de Maillard semble bien, sous réserve d'études plus poussées, correspondre à l'image du suaire du point de vue physico-chimique.

 

En est-il de même pour les propriétés optiques et géométriques ?

 

5) DISCUSSION ET CONCLUSIONS :

 

Il a été reconnu depuis longtemps que les théories « vaporographiques » c'est-à-dire basées uniquement sur la diffusion de vapeurs ou de gaz à partir du corps ne pouvaient pas rendre compte de l’image pour 2 raisons principales :

- la pénétration des vapeurs à l’intérieur du tissu va à l’encontre de la superficialité de la coloration.

- la diffusion rend difficilement imaginable une haute résolution.

 

La théorie de Rogers peut s’apparenter à ces théories mais avec des différences.

En effet, le modèle d’évaporation-concentration, bien démontré et compatible avec les processus connus de fabrication des tissus de lin permet, pour la première fois, d’expliquer de façon naturelle la superficialité voire la double superficialité de l’image. Ceci est une avancée considérable dans l’étude du suaire.

 

Néanmoins le modèle de Rogers connaît des limites :

- comme Rogers le reconnaît, il n’explique pas la discontinuité de l’image.

- et surtout, dans l’état actuel de ses recherches, on ne peut tirer aucune conclusion quant à la capacité de sa théorie à expliquer les propriétés optiques et géométriques de l’image. Il n’apporte à ce jour aucune preuve expérimentale de la capacité de son mécanisme à fournir une image en négatif, à haute résolution, tri-dimensionnelle et sans distorsion comme celle que l’on voit sur le suaire.

 

Une autre question se pose : comment se fait-il, s’il s’agit d’un phénomène naturel, qu’il soit unique dans l’histoire c'est-à-dire que nous n’ayons retrouvé jusqu’ici aucun linceul ou tissu portant l’image du cadavre qu’il a contenu ? Mais y en a t’il eu d’autres qui ne nous sont pas parvenus ? Certaines caractéristiques spécifiques du mort ou du tissu l’expliquent-elles ?

 

 


CONCLUSION SUR LA FORMATION DE L'IMAGE :

 

Il est exact de dire que le suaire résiste encore aujourd'hui à la science.

Aucune des très nombreuses "théories" proposées pour expliquer l'image n'est acceptable à ce jour.

 

L’hypothèse de Rogers (la réaction de Maillard) est prometteuse car, se basant sur des processus et une chimie naturels, elle propose pour la première fois une explication rationnelle pour la formation de l’image.

Elle est capable d’expliquer les principales données de l’image au point de vue physico-chimique et en particulier la nature chimique de l'image, la superficialité voire la double-superficialité et l’aspect microscopique des fibres.

 

Ces données doivent être complétées par les expérimentations identiques à celle qui ont été menées sur le suaire : stabilité au feu et à l’eau, résistance aux solvant, décoloration par la diimide en laissant les fibres intactes, études spectroscopiques, fluorescences etc.

 

Mais surtout il faudrait démontrer, et cela ne sera pas facile, qu’une image produite par ce procédé possède les propriétés optiques et géométriques de l’image du suaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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